Résolution sur le terrorisme russe : les euro-députés bulgares votent contre. (Politique intérieure)


Ce 23 novembre, les 5 membres du groupe des socialistes bulgares ont voté contre une résolution adoptée par le Parlement de l’UE. Partant des attaques russes et commandités par la Russie contre les civils ukrainiens, la résolution déclare la Russie comme un parrain du terrorisme et qui « utilise des instruments de terrorisme.


Les eurodéputés plaident d’ailleurs pour que le groupe Wagner et d’autres milices, groupes armés financés par la Russie, soient inclus sur la liste des terroristes de l’UE.Il faut préciser que l’UE n’est juridiquement pas capable de désigner un membre comme étant un Etat parrain du terrorisme. 


Cette résolution s’inscrit donc dans le cadre de la mise en place d’un cadre juridique qui permettra de qualifier de la façon légale la Russie d’Etat parrain du terrorisme. Il paraît évident que le but de la résolution est de permettre que soient prises contre Moscou de sévères restrictions telle qu’une isolation plus poussée de la Russie sur le plan international.


La résolution invite par exemple les pays de l’UE à réduire les liens diplomatiques avec la Russie, à s’engager à prendre des sanctions contre tout contournement des sanctions et contre tout pays qui aiderait le pays de Poutine à contourner les sanctions actuelles.


Si elle a reçu 494 votes favorables, les cinq députés socialistes bulgares ont voté contre la résolution. Il s’agit d’Ivo Hristov, de Tsvetelina Penkova, d’Elena Yoncheva, de Sergei Stanishev, ancien chef du Parti socialiste européen et de Petar Vitanov, chef de groupe.


Pour l'euro député, Petar Vitanov qui se dit « effrayé », la résolution « va trop loin » et résonne comme un préalable qui ne servirait qu’à « déclarer la guerre ». Il faut rappeler que l’URSS a construit une centrale nucléaire appartenant à la Bulgarie dans la ville de Kozloduy, et que cette centrale fonctionne avec du combustible russe.

 
Le chef des eurodéputés socialistes bulgares a certainement des raisons d’affirmer que le vote de cette résolution reviendrait à fermer les portes d’une solution diplomatique.


350 millions d’euros d’impôts pour la Bulgarie dans un accord avec la société pétrolière russe Lukoil (Politique économique)


Le gouvernement bulgare et la société pétrolière russe Lukoil Neftohim Bulgaria, la plus grande raffinerie de pétrole des Balkans, viennent de trouver un accord permettant l’exportation, de janvier 2023 à fin 2024, des produits pétroliers de l’entreprise vers ses clients de l’UE.


Lors d’une réunion d’information organisée ce 21 novembre avec la direction de la société russe, Hristo Alexiev, vice Premier ministre bulgare chargé de la Politique économique fait savoir qu’ils ont « franchi une étape très importante ». Il se réjouit de ce que cet accord permette à l’Etat de faire 350 millions d’euros de recettes fiscales supplémentaires.


En effet, autrefois, par une manipulation bien adroite, les impôts sur les bénéfices des activités réalisées par l’entreprise restaient en Russie ou étaient transférés dans d’autres pays. Désormais, comme le fait remarquer M. Alexiev, « à partir du 1er janvier 2023, Lukoil transférera l’ensemble de sa production, de ses revenus et de ses impôts en Bulgarie et non plus, auparavant, aux Pays-Bas ou en Suisse ».


L’accord stipule que la société pétrolière russe pourra exporter des produits pétroliers vers l’UE. Ainsi, Lukoil se servira désormais de la Bulgarie pour contourner l’embargo pris par l’UE sur le pétrole, lequel interdit depuis décembre 2022, l’achat, le transfert ou l’importation de pétrole brut russe et d’autres produits pétroliers raffinés provenant de Russie dès le 5 février prochain.


Le ministère des Finances a précisé que les sanctions ne portent pas sur les produits pétroliers raffinés produits en dehors de la Russie avec du pétrole brut russe et exportés vers un pays tiers. A cet égard, les produits pétroliers raffinés tels que le diesel et l’essence produits en dehors de l’UE et à base de pétrole russe peuvent entrer sur le marché de l’UE.


COVID-19 en Bulgarie : évolution et mesures de contrôle de la propagation (Santé)


Selon les dernières informations confirmées par les autorités bulgares, le nombre de cas d’infections au COVID-19 à la date du 17 novembre 2022 est de 1 268 618. De ceux-ci, 1 238 839 cas de guérisons ont été enregistrés contre 37 978 cas de décès.


Depuis le mois de mai, l’accès des voyageurs à destination de la Bulgarie et en provenance de la France n’est plus soumis à des restrictions sanitaires liées à la COVID-19. Le port du masque est devenu facultatif et la présentation d’un certificat de vaccination ou de résultat négatif n’est plus exigée.


Par contre, une quarantaine obligatoire de 7 jours dans un centre de santé ou à domicile est requise pour les personnes testées positives au COVID-19. La durée de la quarantaine est réduite à 5 jours pour les cas contacts.


Évidemment, le non-respect de la quarantaine par les personnes qui y sont placées est passible de sanctions, notamment le paiement d’une amende allant de 500 à 5 000 euros avec une peine d’emprisonnement allant jusqu’à 3 ans.


Pour les particuliers, le non-respect des mesures anti-épidémiques décidées par les autorités sanitaires est passible d’une amende allant de 150 à 500 euros ou de 500 à 1 000 euros en cas de récidive. Pour les personnes morales, la sanction va de 250 à 1 000 euros ou de 1 000 à 2 500 euros en cas de récidive.


Un chauffeur bulgare sans permis blesse gravement un policier et 5 Syriens en fuyant un contrôle (Faits-Divers)


C’était ce mardi 22 novembre 2022. Un chauffeur Bulgare sans permis de conduire transportant 12 syriens à bord de son minibus se retrouve face à face à un contrôle de police à Sofia, dans la capitale Bulgarie. 


Ne voulant pas freiner, l’homme qui n’est pas inconnu des forces de l’ordre a foncé sur la police, blessant gravement un policier quinquagénaire et un passager migrant de 20 ans à la tête. Trois autres passagers sont également blessés, mais plus légèrement. Le minibus ne s’est arrêté qu’après avoir percuté un véhicule des forces de l’ordre.


Le 8 novembre, un policier trentenaire s’est pris une balle provenant du côté turc et a perdu la vie alors qu’il patrouillait près de la frontière. Quelques mois plus tôt, soit le 25 août, à Bourgas, un car de migrants a percuté deux policiers qui ont trouvé la mort.


Face à la recrudescence de ce type d’incidents, de nombreux députés appellent au durcissement de la législation contre les passeurs qui, pour le moment, n’écopent que d’une amende.